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Patrimoine culturel

Patrimoine culturel

La commune de Champniers dispose d'un patrimoine riche et diversifié.

La commune de Champniers est dotée d'un patrimoine culturel significatif avec :

  • de nombreuses fontaines,
  • lavoirs publics et privés qui font l'objet de réhabilitations progressives.

29 lavoirs sont référencés sur la commune

dont 9 ont été rénovés.

Le lavoir Chez Genot est le 11 ème en cours de restauration.

VIVILLE

Viville fut de tout temps le hameau le plus important de la commune, la proximité de Ruelle avec son imposant établissement industriel qu'est la DCN (ex fonderie de Ruelle), favorisa pendant plusieurs décennies son développement.

En se promenant dans les étroites rues de ce village très regroupé, il est possible d'admirer de magnifiques porches, vestiges d'anciennes grosses fermes ou maisons de maitres. La petite Chapelle des Lépreux, sur le bord du ruisseau, est à voir, en particulier l'intérieur qui a été fort joliment restauré en 1990.

À l'origine, l'ancienne voie romaine reliant Limoges à Angoulême passait par Viville. Quelques vestiges subsistent encore après les Bouillons et près de Viville.

Le village disparu "des Ajards" dans les chaumes dans la combe servant autrefois de sablière, chemin des Ajards n° 64 qui mène à la croix de "chez Jean Fils" (en allant vers la RN141). Le village aurait été complètement détruit durant la guerre de 100 ans (par les anglais). On a retrouvé dans la combe un puits, des poteries, des monnaies, des bagues et *deux sarcophages (qui servirent longtemps d'abreuvoirs avant d'être volés).

*ces sarcophages firent dire à la tradition que "Jean Fils" et "Les Ajards" étaient le cimetière des lépreux alors qu'ils appartiendraient en fait au village détruit.

La chapelle des lépreux

La chapelle des Lépreux appelé improprement "chapelle des Templiers" date du 16è siècle (1ère trace vers 1523). Il semblerait qu'elle fut bâtie par l'ordre des Hospitaliers et dédiée à Saint Roch, le protecteur des épidémies (sa statue et un tableau le représentant sont à l'intérieur).

Les lépreux, refoulés dans la forêt pour éviter la contagion auraient eu deux camps de base possibles :                                                                          

chapelle de viville.jpgSelon la tradition populaire" le village des mendiants" aux Tuileries mais l'endroit éloigné rend peu crédible ce témoignage.                                                                   

Selon des études plus sérieuses et plus vraisemblables, la sablière "des Adjards" (combe dans les chaumes entre Ruelle et Viville) où la Croix de Jean Fils et les pierres monumentales appareillées et dressées (volées ces dernières années) auraient pu servir à indiquer les limites de la léproserie et le danger au-delà.

Erigée dans une clairière, au milieu de la forêt, le long du ruisseau, la petite chapelle (L : 9,50m, l : 6,50m, h : 3,60m au pignon) a la particularité d'avoir une façade percée de fenêtres en pierre qui étaient grillagées) et un reste d'auvent. Par ces 5 fenêtres, les lépreux pouvaient suivre l'office de l'extérieur sous un auvent de bois d'environ 3m (qui a disparu en grande partie aujourd'hui, les poutres ayant été sciées). Il est probable qu'on leur faisait la charité en leur donnant à manger par ces mêmes fenêtres. La tradition affirme que l'un de ces malheureux, mort durant l'office, aurait été enterré à l'angle du jardin mitoyen (ce qui reste à prouver naturellement).

La cloche d'origine du campanile, très belle a été volée en 1907 et les habitants se plaignaient de ne plus savoir les jours où M. le curé venait dire la messe et qu'ils n'avaient aucun moyen d'appeler au secours en cas d'incendie ou de calamité publique. Une souscription lancée par M. le curé permit de la remplacer, sa bénédiction eu lieu le 21 avril 1912 par l'abbé Broussard curé de Ruelle délégué par Monseigneur Arlet évêque d'Angoulême. Elle fut baptisée « Yvette » du nom de sa marraine Yvette Neuville, son parrain était Maxime Tallon. Après avoir été mise hors d'usage pendant de nombreuses années, elle est de nouveau en service aujourd'hui.

La chapelle des Lépreux à Viville a subit plusieurs restaurations, en 1933 et 1949 alors que la toiture menaçait de s'effondrer des collectes organisées par les habitants de Viville, la Grange à Pillorget et les Bouillons ont permis sa conservation. C'est en 1990 que date sa dernière restauration par la municipalité de l'époque. C'est à cette occasion que l'espace vert a été crée grâce aux riverains propriétaires qui firent don de leur terrain et l'ensemble aujourd'hui représente un agréable espace vert, où jeunes et moins jeunes viennent ici flâner pour se détendre et se rencontrer.

Ce parc, bordé par les méandres du ruisseau "le Viville", s'étend jusqu'à une pièce d'eau ou petit étang qui a été réaménagé e 1955 et qui servait de réserve d'eau en cas d'incendie pour l'armée américaine lorsqu'elle occupait le camp de la Braconne .

A l'intérieur de la chapelle deux tableaux de grandes dimensions, fixés au mur, représentent :

  • A gauche, Saint Roch et son chien.
  • A droite, la passion du Christ. Ce tableau est assez controversé. Il semblerait qu'à droite y figure, accompagné de l'Evêque d'Angoulême qui lui imposerait pénitence -main sur l'épaule - pour un gros péché, Arnault de Viville seigneur de Champniers (dont le château du Breuil fut détruit sous la Révolution). (Ces deux tableaux ont été restaurés en 2009).

Pendant la guerre de 1939-45 les fenêtres de la façade de la chapelle ont été murées. Pourquoi ? Nul ne le sait aujourd'hui, certains disent que c'était pour éviter les vols, d'autres qu'elle servait de cache pour la résistance, beaucoup de suppositions mais peu de certitude.

La chapelle des lépreux à Viville avait la particularité d'appartenir aux gens du village comme il était d'usage pour certains « communs » comme les lavoirs ou tout simplement des terrains pour y entreposer du bois pour les habitants. Ce n'est qu'en 2006 qu'elle entre dans le patrimoine communal.

Sans aucune garantie, la grange se trouvant au canton (derrière le portail faisant face à la route en venant de Chamarande), aurait pu, selon la tradition, mais cela reste à prouver, servir d'entrepôt seigneurial pour les dîmes et les grains.

Il y avait naguère, près du village de Viville, un magnifique dolmen, le plus complet peut être du département, avec sa table, ses supports, sa rigole. Les paysans l'ont brisé pour en faire des mœllons. La destruction à cette époque de tous les monuments druidiques deviendra une véritable épidémie qui gagnera l'ensemble du pays.

De la grande période des vignes sur Champniers, il reste quelques vestiges comme les porches de propriétés viticoles mais également des alambics en pierre dont le serpentin était directement taillé dans la pierre.

LE BREUIL

31-Entrée du château du Breuil - Le Breuil (Copier)Le château du Breuil fut démantelé en 1792. De l'importante construction il ne reste de nos jours que deux galeries de part et d'autre d'un chemin communal ouvert à travers son porche à demi rasé. Ces galeries, murées et encastrées dans des constructions récentes étaient d'un coté à arcades en plein cintre et ouvraient sur les écuries, de l'autre coté, trois arcades en anses de panier donnaient sur des chais. Sur un mur se voient toujours les armoiries, malheureusement martelées.

Les seigneurs du Breuil en Champniers, depuis 1400, laissèrent leur nom, deux siècles plus tard au lieu noble du Breuil-Guy.

A la Révolution, nous retrouvons comme seigneur du Breuil, Arnaud de Viville.

Le procès verbal d'estimation des biens nationaux provenant de "l'émigré Louis Arnaud de Viville" établi le 18 Frimaire An II indique la composition des bâtiments : "… consiste dans la maison appelée le vieux château composé d'une chambre basse, d'une décharge à costé et deux autres petites pièces en forme de cabinet sous lesquels est une cave voûtée ; l'étage au dessus du rez-de-chaussée consiste en chambre, un cabinet à costé, une autre chambre carlé en carreaux cuits séparée de la précédente par un colidor, l'étage au dessus est composé de deux chambres et un cabinet et par-dessus d'icelles un grenier, …, charpente du pavillon couverte en ardoise, …, à costé des dits appartements est une autre pièce voûtée au rez-de-chaussée appelée chapelle. L'elle gauche des batiments en sortent est composée d'une petite cuisine deux petits offices à costé à la suite sont les latrines, une buanderie, …, au dessus desquels appartements est un grenier, …, dans la cour existe un puis. Les appartements neufs consistent en une cuisine, une décharge à costé, un vestibule ou avent pièce, un grand colidor ou donjon à la suite un autre vestibule, un petit cabinet à costé, à la suite un petit sallon à costé un petit office, une salle à droite, une chambre à la suite, et une autre grande salle carlée, deux autre chambres le tout boisé, à gauche de la salle la première expliquée deux chambres et deux cabinets, …, trois petits bureaux ou cabinets, le tout au rez-de-chaussée, au dessus des trois petits cabinets sont trois petits appartements qui forment la répétition du bas, sur le surplus des autres appartements, …, sont des greniers autour desquels sont des ouvrages en maçonne qui sont élevés au dessus du toit figurant des canonières, …, les servitudes consistent en une grande cour, les bastiments qui l'entourent sont trois granges, quatre chaix, une brûlerie auprès de laquelle sont de petites galleries, deux petits caveaux voûtés sans planchers, quatre écuries, quatre toits, cinq remises, deux tourelles en forme de fuye, …"

Bibl. : A.D. Charente QIII 58

LA BUZINIE

15-Château de la Buzinie du 17ème - La Buziniz (Copier)Le fief de la Buzinie appartenait au XVIIème siècle à la famille Mongin. Le logis de la Buzinie est aujourd'hui la propriété de la famille Terrasson de Montleau.

C'est une belle bâtisse de plan rectangulaire avec un étage. La couverture à la Mansard a disparu dans un incendie au début du xxe siècle, et a été remplacée par une toiture à faible pente commune à la région. Une balustrade amortit l'élévation coté cour, à chaque extrémité deux pavillons forment avant-corps. Sur la hauteur du rez-de-chaussée, les chaînes d'angles ainsi que deux pilastres scandant la façade du corps central en trois parties sont en pierres de taille appareillées en bossage en table. Une moulure sert d'appui aux fenêtres du premier étage. Les chambranles de celles-ci sont moulurés. L'entrée, au centre de ce bâtiment, est surmontée d'un arc en plein cintre et possède deux pilastres sans décoration.

Coté jardin la façade a quelque peu été restaurée. Elle est flanquée en son centre d'une demi-tour carrée surmontée d'un parapet crénelé, qui n'est qu'une fantaisie du XIXème siècle.

Dans les communs, une remise possède au centre d'un de ses murs, une lucarne trilobée. On pourrait voir ici, les restes d'une chapelle castrale du XVème siècle.

Bibl. A. D. Charente Q III 58

CHAMARANDE

Nous retrouvons à Chamarande des seigneurs dès le milieu du XIIIème siècle avec les Seguin Cerdaing de Chalonne. En 1309, Geoffroy de Las Noèles, puis en 1314 Guillaume de Pontil. Ensuite il y a un trou pendant plus de trois siècles. En janvier 1631, nous retrouvons un nommé André Lurat, seigneur de Chamarande, puis de 1666 à 1700 Jean Couturier et Antoine Lambert, sieurs de Chamarande.

En 1738, Chamarande se vide d'une grande partie et peut être de tous ses habitants.

De 1758 à la Révolution le fief de Chamarande est entre les mains de la famille Lhuillier.

Il ne reste aujourd'hui de la ferme fortifiée de Chamarande qu'un bâtiment tout en longueur. Nous y trouvons les communs agrémentés d'une porte en anse de panier. Le corps de logis possède un pigeonnier dans ses combles. A l'intérieur peuvent être admirés une cheminée du XVIème siècle ainsi qu'un four à pain. L'entrée du logis se faisait par ce qui était baptisé chemin du Roi. Il ne reste aujourd'hui qu'un seul pilier de l'ancien portail.

En 1766, le logis de Chamarande est saisi à la famille Lhuillier suite à une mauvaise gestion de ses biens, et rentre dans l'escarcelle de Pierre Marot un usurier et procédurier.

A la révolution en 1789, c'est François Lhuillier, fils d'Antoine, chevalier et seigneur de Rochepine près de Saint Germain de Marthon, garde du corps dans la compagnie écossaise, capitaine de cavalerie, chevalier de Saint Louis et membre de la noblesse de l'Angoumois qui devient propriétaire du logis de Chamarande. Le fils avait donc repris, quelques années plus tard ce que son père avait perdu.

Bibl. Robert Simonnaud : Champniers sous l'Ancien Régime - 1988

DENAT

12-Templerie du 13ème (Gîte) - Denat (Copier)"Pierre Barreau, écuyer, sieur de l'Age paroisse de Balzac, conseiller du Roi au présidial d'Angoumois avait acheté le 8 mars 1641, la maison noble, terre et seigneurie de Denat consistant en "chambres hautes et basses, greniers, caves, écuries, toits à bestiaux, treuil avec sa met, jardin, ouche, neuf journaux de pré sur la rivière de Balzac, terre, bois, taillis, cens, rentes et agriers, vignes et complants."

En 1680, Jacques Bareau, sieur de Denat, donne par testament l'usufruit de ses biens à sa femme et réserve la seigneurie de Denat à Pierre Bareau son fils aîné, garde du corps du Roi. Le dernier représentant de la branche aînée des Bareau est décédé en 1736. Il était ancien lieutenant colonel et avait servi avec honneur.

Le logis de Denat aurait été construit au Moyen Age par un Ordre religieux, certainement les Templiers. Il n'en reste actuellement qu'un bâtiment de plan rectangulaire dont seule la moitié du rez-de-chaussée est occupée par la chapelle. Sa voûte est en arc brisé, à l'intérieur du logis on peut remarquer deux niches jumelées d'inspiration gothique.

A l'abandon depuis longtemps, la toiture s'est effondrée et il serait temps d'y remédier avant que la voûte de la chapelle n'en fasse de même. La propriété appartient aujourd'hui à plusieurs membres de la famille Richon.

AD Charente cote 2 E 992 et cote 2 E 118 ; Vigier de la Pile "Histoire de l'Angoumois" 1846 ; SAHC bulletin année 1959.

LES MONTAGNES

38-Accès au Château des Montagnes - Les Montagnes (Copier)L'ancien logis noble des Montagnes dans son magnifique parc a disparu. Ce domaine est dans la famille Albert depuis la Révolution, famille qui joué un très grand rôle dans l'histoire politique et administrative du département. Au siècle dernier, dans le délicieux parc qui l'entoure, fut construit un nouveau château qui lui-même fut détruit par un incendie vers 1940. Il ne reste de cette construction que les communs dans lesquels résident les propriétaires actuels. Ce domaine resta dans le giron de la famille Albert pendant de très nombreuses années après la Révolution, famille qui joua un très grand rôle dans l'histoire politique et administrative du département.

FEUILLADE

20 - Logis de Feuillade - Feuillade (1) (Copier)Grange banale sous l'Ancien Régime, Feuillade n'était autre qu'une dépendance du château du Breuil et fut vendu comme bien national à la Révolution. Les bâtiments se décomposent en une maison de maître (qui est la seule partie à posséder un étage) recouverte d'un toit à quatre pans, des communs et divers bâtiments de fonction sans particularité architecturale.


PUY DE NELLE

Guillaume Foucaud, clerc, acquiert la maison et aire de puy de Nelle le 12 janvier 1272. Son fils Raoul Foucaud, est possesseur de la terre en 1319.

En juin 1463, Jean Acarie, écuyer, seigneur du Fé rend aveu à l'évêque d'Angoulême de son fief de Sigogne et autres biens situés dans les paroisses de Champniers, l'Isle d'Espagnac,… Il est désigné sur ce document "sieur de Puy de Nelle".

En 1501 le seigneur de Puy de Nelle est Jean de Montagut, écuyer.

En 1593, Puy de Nelle passe à Catherine de Montagut et son mari François de Talleyrand de Grignols devient à son tour "sieur de Puy de Nelle". Le fief de Puy de Nelle reste dans la famille de Talleyrand de Grignols jusqu'à la fin du XVIIème siècle, où il passe alors à François de Brunelière marié à Marie de Talleyrand de Grignols.

En 1750 Puy de Nelle est la propriété d'Arnaud de Viville, seigneur de Champniers. Le logis est alors composé "d'une cuisine, trois chambres bases, quatre chambres hautes, grenier, buanderie, toit, cour, héraux, chaumes, jardin…"

Le logis était toujours habité en 1792.

Quand la commission désignée par le Directoire du District d'Angoulême se rend sur place pour dresser l'inventaire des meubles appartenant à Arnaud de Viville, elle trouve le fermier Jean Lapouge et sa femme.

Le 29 pluviose An II, Puy de Nelle a été adjugé à Jacques Barbot demeurant au village des Cloux, commune de Champniers pour 34 200 livres. La composition indiquée sur le procès verbal de la vente est la suivante : "la maison et bastiments appelé Puy de Nelle composée de quatre appartements bas, la répétition dans l'étage au dessus, et grenier aussi au dessus, un cave, deux cours, un chaix, cuviers, … deux écuries, une fournière et buanderie,… une vaste grange, trois toits à volaille et une fuye, tous lesquels bâtiments sont en bon état".

Du logis, aujourd'hui disparu, il ne reste que quelques pierres sous les ronces.

Bibl. : Robert Simonnaud : " Champniers sous l'Ancien Régime"


LES JACOBINS

Comme son nom l'indique ce logis a appartenu à l'ordre des Jacobins. Il a été restauré à différentes époques et ne présente que peu d'intérêt en dehors des deux contreforts soutenant un mur en totales démesures avec le corps d'habitation actuel.

VOUILLAC

22 - Logis - Vouillac (Copier)La seigneurie de Vouillac fut longtemps possession de la famille Boissot à qui appartenait aussi celle de Puyrenaud.

En 1662, la succession de Jacques Boissot, chevalier, seigneur de Vouillac, était composée des fiefs de Vouillac, Puyrenaud et Boismuzet, de la borderie de Denat, de la métairie de Feuillade en la paroisse de Champniers , de la seigneurie de Sonneville en la paroisse de Villefagnan, du fief de Limeur au bourg de Courcôme, des près et réserves sur la Charente, des rentes seigneuriales en la paroisse de Pillac près d'Aubeterre, le tout évalué à 90 629 livres, non compris les meubles. Il n'apparaît pas la maison de famille dite hôtel de Vouillac, en la ville d'Angoulême, et dont une partie est louée par Claude Boissot écuyer, sieur de Puyrenaud le 7 septembre 1682.

Les Boissot avaient leur chapelle en l'église de Saint André.

Par mariage (en 1681, Jean Chailler, conseiller du Roi est l'époux de Marie-Magdeleine Boissot). Vouillac devint la propriété des Chailler, et le resta jusqu'à son achat par Paul Boisson de Rochemont. Il avait épousé en 1766, Anne Michèle Petit de Petit Val veuve de Hélie Pasquet de Saint Mesmy, seigneur de Balzac.

Vouillac fut vendu comme bien national et adjugé le 24 messidor an II à Pierre Dumousseau demeurant commune de Champniers, pour la somme de 52 200 livres. Le procès verbal rédigé pour cette vente le décrit ainsi : " la maison ou les bastiments appelés Vouillac, composés de quatre appartements bas, deux fois la répétition au dessus, et les greniers encore au dessus, trois colidors, une cour, une superbe grange dans laquelle il y a deux écuries, une petite galerie,…, un autre bâtiment ayant ci-devant servi de chapelle, une galerie sous laquelle on passe pour entrer dans le chaix…., une brûlerie dans laquelle il y a une chaudière à eau de vie, avec son chapaux serpantain et autre appareaux…"

Le logis date du XVIIème siècle. C'est un bâtiment de forme rectangulaire à trois niveaux. Les portes et les ouvertures du dernier étage sont surmontées de frontons triangulaires. Les baies ont des appuis saillants moulurés. Le blason interrompant le fronton de la porte d'entrée principale a été martelé à la Révolution. Les pilastres simples sans décoration supportent un entablement droit orné de canelures. Dans les bâtiments de servitudes se trouve une ouverture en plein cintre rappelant celles d'une chapelle.

Bibl. AD Charente, E37, 2 E 117, Q III 58, SAHC Bulletin années 1917, 1918

PUROBERT

Le nom de Puyrobert apparaît pour la première fois dans un acte d'octobre 1400. Au XVème siècle, nous trouvons les Bompart, seigneurs de Puyrobert. Ils sont mentionnés jusqu'en 1524.

En 1566 Puyrobert est possédé par Godefroy Guy seigneur du Breuil. Cette famille Guy reste jusqu'au début du XVIIIème siècle.

À partir de 1717 et de jusqu'en 1792, l'ensemble des fiefs de Champniers est possédé par la famille Arnaud. A la Révolution, il ne restait du repaire de Puyrobert qu'une fuie et quelques bâtiments, qui furent vendus comme bien nationaux et ensuite démolis.

Bibl. Robert Simonnaud : "Champniers sous l'Ancien Régime"


ARGENCE

3-Demaure fin 19ème Le Chateau dArgence (Copier)Le manoir appartenait à la famille Tison d'Argence a totalement disparu.

Il resterait une motte féodale.

FONTENILLE

Etienne de Chaillou est seigneur de Fontenille en 1640.

Du logis, aujourd'hui, il ne reste qu'une grosse bâtisse rectangulaire à deux niveaux, munie de deux contreforts sur un de ses côtés.

Le rez-de-chaussée est occupé par une salle voûtée en arc brisé, le premier étage était desservi par un escalier extérieur en pierre aujourd'hui disparu. Devant deux des quatre fenêtres à l'intérieur de la pièce, se trouvent des bancs de pierre de taille formant des demi cercles et inclus dans l'épaisseur de la maçonnerie du mur. Ce bâtiment est devenu aujourd'hui une servitude de celui occupé actuellement par les propriétaires et de construction plus récente.

CHANCEL (Fontenille)

Dans le village de Fontenille existe un deuxième logis, autrefois propriété des de Chancel. On y remarque un pigeonnier de plan carré et un puits protégé d'une toiture pyramidale soutenue par quatre piliers.

53-Lavoir du 19ème - Ferriére (Copier)Les lavoirs (lavoir de Ferrière)

Au cours du XIXe siècle, la notion d'hygiène et de propreté qui se développe incite à des lavages plus fréquents, et les lavoirs apparaissent. Mais c'est sans doute l'épidémie de choléra de 1849 qui entraîne leur aménagement et leur développement. Au début, une mare faisait office de lavoir. Progressivement, de petits barrages s'installent sur les ruisseaux ou à côté des sources. L'entourage des lavoirs était souvent dallé et ils possédaient une ou deux tables en pierre, un puisard ou un second bassin. Et comme de tous les temps, la lessive était une affaire de femmes, les lavoirs étaient devenus leur domaine. C'était aussi une affaire de peine alors on faisait appel aux hommes, dont la présence était interdite dans le lavage, pour remonter le linge aux habitations. Mais c'était surtout un endroit convivial : un témoignage de la vie locale, où les bavardages de chacune alimentaient les chroniques du pays et renforçaient le lien social.

Les années 60 ont sonné le glas des lavoirs avec l'arrivée de l'eau courante au robinet dans les foyers puis l'apparition des machines à laver. Peu à peu, les lavoirs sont tombés dans l'oubli et ont été ensevelis sous les pierres et la végétation. C'est en partenariat avec la municipalité que l'association SAFRAN, qui s'est créée fin 2002, a entrepris de faire revivre le petit patrimoine de Champniers, lavoirs, fontaines et puits, le plus souvent disparus sous la végétation. Particularité du lavoir de Ferrière

Le lavoir de Ferrière, petit patrimoine de la commune qui fait partie des 29 fontaines et lavoirs de Champniers, a été restauré par l'association Safran en 2009-2010. La particularité de ce lavoir est d'avoir un bassin unique entouré de deux margelles inclinées en pierres usées par le temps. L'écoulement de l'eau se fait par un ru (petit ruisseau) qui se perd par moment dans le sol l'été, mais qui peut arriver jusqu'au ruisseau le Petit Champniers l'hiver.

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